Saturday, June 12, 2021
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Coronavirus : Pourquoi ça va chauffer cette semaine dans les lycées sur la question du bac et du BTS

Coronavirus : Pourquoi ça va chauffer cette semaine dans les lycées sur la question du bac et du BTS

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Des lycéens de Terminale au lycée Jean-de-La-Fontaine à Paris.

Des lycéens de Terminale au lycée Jean-de-La-Fontaine à Paris. — Martin BUREAU / AFP
  • Le gouvernement a répété que l’épreuve de philosophie et le grand oral du bac seraient maintenus, ainsi que les épreuves finales des BTS.
  • Ce qui a entraîné la fronde de nombreux lycéens, estimant que l’année scolaire n’a pas se dérouler dans de bonnes conditions.
  • Pour protester l’Union nationale des lycéens (UNL) appelle à des blocus dans les lycées à partir de lundi pour réclamer la validation de cette année via le contrôle continu.

La semaine risque d’être compliquée pour Jean-Michel Blanquer. L’Union nationale des lycéens (UNL) appelle à des blocus dans les lycées à partir de lundi pour demander
que le bac soit entièrement validé via le contrôle continu pour toutes les filières (générales, technologiques, professionnelles). Et ce, alors même qu’Emmanuel Macron a répété jeudi dans La Provenceque l’épreuve de philosophie et le grand oral seraient maintenus. Le syndicat réclame aussi l’instauration du contrôle continu pour la validation des épreuves de fin d’année des BTS.

Pour Mathieu Devlaminck, le président de l’Union nationale des lycéens (UNL), l’année scolaire ne s’est pas déroulée de manière optimale. « Beaucoup de lycéens ont suivi des cours à distance depuis novembre. Lorsqu’ils se retrouvaient en présentiel, les enseignants se précipitaient pour organiser des évaluations. Ce qui ne leur permettait pas de revenir sur des notions mal comprises ou des méthodes de travail », explique-t-il à 20 Minutes. Le
grand oral que les lycéens doivent inaugurer cette année est un autre facteur d’inquiétude : « On aurait dû le préparer depuis la classe de 1re, mais ça n’a pas été possible l’an dernier, tout comme cette année. Et les consignes concernant cette épreuve ne sont pas claires », explique-t-il. Autre souci selon lui : « Les
inégalités induites par la situation : certains élèves ont été tout le temps en présentiel, d’autres beaucoup moins. Certains profs de philo ont été en arrêt maladie longtemps, ce qui les a empêchés d’avancer le programme ».

La colère des élèves de BTS ne retombe pas

Depuis plusieurs semaines, des étudiants en BTS montent aussi au créneau pour réclamer l’annulation de leurs examens au profit du contrôle continu, en estimant que la situation sanitaire ne leur permet pas de les préparer ni de les passer dans de bonnes conditions. Le Conseil d’Etat a rejeté vendredi la requête portée par 300 étudiants, lui demandant d’autoriser la validation du diplôme grâce aux notes obtenues en contrôle continu. Mais le collectif BTS en détresse ne désarme pas. Sur Twitter, leur avocat, Vincent Brengarth, a déclaré qu’il ne s’arrêterait pas là : « Nous réfléchissons à des recours internationaux pour espérer une plus grande indépendance dans le contrôle de la décision du gouvernement. Nous n’abandonnerons pas », a-t-il publié.

Reste à savoir si le mouvement va prendre : « Il s’agira de blocus, mais aussi de barrages filtrants devant les lycées, de rassemblements, d’actions sur les réseaux sociaux. Ces actions se passeront en premier lieu dans les 25 départements où l’UNL est implanté, mais nous espérons qu’elles feront tache d’huile dans les autres les jours suivants » indique Mathieu Devlaminck. Le syndicat fait état d’une pétition en ligne demandant l’annulation des épreuves de fin d’année, qui a récolté presque 211.000 signatures en moins d’une semaine.

« C’est dommage d’autant sacraliser le bac »

Dans leur combat, les lycéens peuvent compter sur le soutien de certains syndicats enseignants. « Il y a urgence à neutraliser le grand oral cette année, pour ramener un peu de sérénité », estime ainsi Sophie Vénétitay, secrétaire générale adjointe du Snes-FSU, premier syndicat du secondaire. « On voit bien que personne n’est prêt », grince aussi le président du Snalc (secondaire), Jean-Rémi Girard. Le Se-Unsa prône, lui, l’annulation des épreuves au profit du tronc commun.

Si même si les échéances approchent, avec un écrit philo fixé le 17 juin, l’UNL pense que les lycéens peuvent encore faire pression sur le ministre de l’Education : « On a l’habitude que Jean-Michel Blanquer prenne des décisions à la dernière minute, donc on ne voit pas pourquoi on ne pourrait pas obtenir un revirement. C’est dommage d’autant sacraliser le bac, alors qu’il faudrait agir de manière pragmatique », estime-t-il.

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