Un détenu de 27 ans, suspecté de quatre agressions sexuelles et d’une tentative de viol dans la Loire, a été retrouvé mort jeudi soir « la gorge tranchée » dans sa cellule, où il avait été incarcéré la veille après sa mise en examen, a-t-on appris vendredi de sources policière et judiciaire.

Jeudi, en début de soirée, son codétenu avait donné l’alerte affirmant avoir vu le mis en cause gisant dans son lit ensanglanté avant que ce dernier ne chute sur le sol. Les surveillants du centre pénitentiaire de La Talaudière, puis les pompiers et l’équipe médicale intervenus sur place n’ont pas réussi à le ranimer.

Une dizaine d’agressions sexuelles au total

« Le suicide est l’hypothèse privilégiée, qui devra être confirmée par l’autopsie qui sera pratiquée lundi », prévient le procureur de la République de Saint-Etienne, David Charmatz. D’après les premiers éléments de l’enquête, le jeune homme « s’est tranché la carotide en utilisant le morceau de lame contenu dans le rasoir en plastique du pack hygiène fourni par l’administration pénitentiaire », a précisé pour sa part une source policière.

Jusqu’alors inconnu de la justice, son interpellation avait eu lieu lundi à son domicile du
Puy-de-Dôme, à la suite d’un rapprochement de son profil
ADN avec celui d’un individu poursuivi en septembre dernier pour exhibition sexuelle dans ce département. Originaire de Firminy dans la
Loire, il était suspecté au total d’une dizaine d’agressions sexuelles, depuis mars 2016, dont au moins une tentative de viol en 2017, en tenant compte de cinq agressions sexuelles ou tentatives de viol commises dans le Puy-de-Dôme pour lesquelles il était soupçonné mais qui n’ont pas encore été joints à son dossier.

De l’ADN sur le pantalon d’une victime

Les victimes connues sont « des femmes de 15 ans à 50 ans, agressées alors qu’elles se trouvaient seules dans des lieux publics, tôt le matin ou tard le soir », avait déclaré mercredi le procureur stéphanois, précisant que quatre d’entre elles avaient « formellement reconnu » le suspect. Ce dernier avait admis la commission des faits de violences « mais pas d’agression à caractère sexuel ».

Parmi elles, une jeune fille de 18 ans avait déclaré en septembre 2019 avoir subi une agression sexuelle d’un individu masqué alors qu’elle attendait un train à la gare de Fraisses. Des traces ADN retrouvées sur son pantalon avaient permis d’isoler un profil génétique masculin déjà enregistré dans le Fichier national automatisé des empreintes génétiques, mais non encore identifié. Ce même profil était présent dans quatre autres affaires d’agressions sexuelles et de tentative de viol commises dans les communes avoisinantes de Firminy et Unieux.

Loire : Le suspect d’une série d’agressions sexuelles retrouvé mort en prison
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