S’offrir un gros plaisir pour se féliciter… Alors que commence ce lundi la 6e opération Mois sans tabac, certains anciens fumeurs ont confié à 20 Minutes leurs petites victoires et les gros cadeaux qu’ils ont pu s’offrir après avoir arrêté la cigarette.

Car certes, les bienfaits sur la santé sont l’argument prioritaire quand on encourage un proche à éteindre sa dernière clope. Mais l’aspect pécuniaire n’est pas à négliger. Santé Publique France ne s’y est pas trompé : dans un kit à retirer en pharmacie, on trouve notamment une roue permettant de calculer combien on économise chaque jour pendant ce mois d’abstinence. Et nul doute que pour les gros fumeurs, l’économie est de taille.

« Tous les mois, je prends un temps pour moi chez mon esthéticienne »

Jean-Pascal, 60 ans, a participé au Mois sans tabac en novembre 2019. Et a tenu bon depuis. « L’argent que j’ai économisé m’a permis de faire des travaux d’embellissement de mon intérieur. » Serge, 70 ans, a fait ses petits calculs : 2.400 euros économisés chaque année ! Il espère que l’arrêt de la clope va lui permettre de faire « un resto, une sortie en plus, un plein de gazole, mais pas de grands chamboulements, car la vie devient de plus en plus chère ». Ce petit matelas pourrait permettre de faire face aux « réparations inopinées comme la chaudière, la voiture, faire venir un couvreur. »

Sandrine, elle, s’est offert une petite récompense, mais régulière cette fois. « J’ai arrêté de fumer il y a maintenant dix mois et avec 300 euros d’économie par mois, bien sûr que je me fais plaisir ! D’abord, je mets un peu de côté sur mon livret pour mes vacances. Ensuite, tous les mois, je prends un temps pour moi chez mon esthéticienne. » Martine, 55 ans et 50 clopes quotidiennes pendant des années, va fêter en janvier prochain vingt ans de sevrage. « Je n’ose même pas calculer ce que me coûterait ce délire aujourd’hui [le paquet est passé à plus de 10 euros, contre 3,35 euros en 2001]. J’ai décidé que je méritais bien une récompense. Alors je viens de m’offrir la décapotable dont je rêvais. »

« L’économie est un levier motivationnel »

Pour beaucoup, regarder cette récompense chaque jour les aide à tenir le coup. Pour Alain, 64 ans, cela a été un blouson en cuir à 300 euros. « Et pour continuer à me motiver, je me dis que nous chauffons notre maison gratis, grâce à l’économie de 2.000 euros par an. » Renaud, 45 ans, raconte : « lorsque j’ai arrêté de fumer, j’ai mis 30 euros par semaine sur un compte épargne. Pour fêter mon premier anniversaire sans tabac, j’ai acheté ma première guitare de qualité. C’est un véritable bijou qui, en plus de m’accompagner tous les jours, me rappelle le double gain de l’arrêt du tabac. »

Comme un totem qui protégerait d’une éventuelle rechute… Jean-Victor Blanc, psychiatre à l’hôpital Saint-Antoine (AP-HP), n’est pas étonné par ces réactions. « L’économie est un levier motivationnel, donc pourquoi pas l’idée de se faire un cadeau ? Il existe d’ailleurs des applications qui proposent de suivre vos améliorations côté santé et porte-monnaie ».

« Je me suis secrètement fixé l’objectif de courir un marathon »

Pour certains de nos internautes, dire adieu au tabac a permis de renouer avec le sport. La fin du « parcours » de fumeur de Christian a sonné il y a six mois. A 73 ans, cet amateur de golf depuis vingt-cinq ans a « investi les économies réalisées dans l’achat d’un chariot électrique, en prévision des années à venir ».

Et retrouver des poumons moins encombrés rime pour certains avec se surpasser. Cédric, 34 ans, a retrouvé « un regain de motivation pour les activités physiques, que j’avais délaissées depuis plusieurs années. Moi qui étais sportif confirmé toute mon adolescence jusqu’au début de ma vingtaine, la vie sédentaire, le tabac et la malbouffe avaient eu raison de mon hygiène de vie. En arrêtant de fumer, j’ai repris immédiatement goût à l’effort physique, j’ai commencé la course à pied, pratique que j’exécrais, et j’y ai tellement pris goût que je me suis inscrit rapidement à des courses : 10 km, semi-marathon. Et je me suis secrètement fixé l’objectif de courir un marathon, moi qui, au départ, n’arrivais pas à courir plus de dix minutes sans être essoufflé ou en toussant lamentablement. »

Trois ans après avoir dit adieu au tabac, il a donc relevé son défi : courir un marathon, celui de Vannes, sa ville natale. Et a ainsi « réalisé le chemin parcouru et les bienfaits qu’a pu procurer sur ma santé physique et mentale l’arrêt du tabac. La meilleure décision de ma vie ».

Mois sans tabac : « Je viens de m’offrir la décapotable dont je rêvais »… Les ex-fumeurs racontent leurs gros cadeaux et leurs nouveaux défis
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